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02/08/2010

Zahia Ziouani, chef d'orchestre authentique et surdouée

Zahia ZIOUANI, chef d'orchestre, était l'invitée de la Fédération Femmes 3000 lors du Café de Flore du 4 mai 2010, en présence de la chaîne de télévision Arte.

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En 2006, Zahia Ziouani a été récompensée pour son parcours artistique dans le cadre des « Trophées de la réussite au féminin ». En 2007, Zahia Ziouani a reçu du Président de la République algérienne, le Premier Prix de Musique, récompense décernée pour sa contribution à la vie musicale de l'Algérie. En 2008, Zahia Ziouani a été promue Chevalier de l'Ordre national du Mérite de la République française.

Flashback sur une soirée exceptionnelle, sous la plume de Monique RAIKOVIC.

« Il était une fois » est la formule magique qui permet aux contes de nous entraîner hors du tracassin quotidien. Une formule qui semble ne jamais pouvoir se conjuguer au présent... Quoique...Parfois... Ainsi, dans le « 93 », Il est aujourd'hui, un orchestre symphonique et une école de musique qui doivent leur existence à la générosité intellectuelle, à l'énergie spirituelle et à l'enthousiasme professionnel de la jeune musicienne et chef d'orchestre Zahia Ziouani, authentique surdouée. Une belle histoire qui ne fait que commencer !

 

De la cellule familiale à l'orchestre, cette microsociété très organisée.

Zahia Ziouani est née à Paris et a grandi à Pantin dans une famille algérienne. Soucieux d'ouvrir leurs trois enfants à la culture et amoureux instinctifs de la musique, les Ziouani ont inscrit ceux-ci - deux filles et un garçon- au conservatoire de Pantin. « J'ai commencé par étudier la guitare classique, précise Zahia Ziouani.


 

Mais, très vite, c'est le travail au sein d'un orchestre qui m'a attirée. Et je suis passée à l'étude de l'alto afin de jouer dans ce type de structure. J'avais 14 ans quand je suis entrée dans cette microsociété très organisée qu'est un orchestre. Je m'y suis plu et j'y ai découvert le métier de chef d'orchestre. J'éprouvais une admiration particulière pour Sergiù Celibidache. Son portrait en poster ornait un mur de ma chambre. Bien entendu je ne pouvais imaginer que je parviendrais un jour à l'approcher ! »

Dès l'adolescence, Zahia se sent habitée par la musique classique et se montre déterminée à acquérir la maîtrise de cet art très exigeant. Elle a compris qu'elle avait besoin de vivre pour et par la musique qui lui permettait d'exprimer le meilleur d'elle-même. Mais, alors, elle ne se projette pas dans le rôle de chef d'orchestre ! « Á l'époque, de la part d'une fille, cela paraissait aussi irréaliste que de se dire 'je serai cosmonaute' ! » se souvient-elle.

Trois années plus tard, admise en tant qu'auditrice à un stage de direction d'orchestre conduit par l'assistant de Sergiù Celibidache, elle s'essaye aux gestes de ce chef afin de les analyser et de les mémoriser. Celui-ci remarque cela et décide de la mettre en relation avec le Maître. « La première rencontre devait porter sur la neuvième symphonie d'Anton Bruckner, se souvient-elle. J'ai acheté la partition, j'ai commencé à la travailler sans me départir de la crainte que m'inspirait ce grand Maître réputé très dur, très difficile... Il m'a acceptée dans sa classe, en m'avertissant qu'aucune fille n'y était jamais restée plus de quinze jours ! Je venais d'avoir 17 ans. »

 

Le travail avec Sergiù Celibidache, un rêve devenu réalité.

Pendant dix-huit mois, elle a pu ainsi suivre l'enseignement de Sergiù Celibidache à Paris, puis à Munich. C'est la mort du Maître qui a mis fin à cette période privilégiée de la formation de Zahia Ziouani au métier de chef d'orchestre. « Je regrette d'avoir été aussi jeune quand je l'ai connu, relève-t-elle. Car je manquais d'expérience pour saisir parfaitement son message qui passait par le travail, mais aussi par les innombrables anecdotes qu'il racontait. Il m'a néanmoins permis de comprendre l'importance des répétitions, véritable temps fort du travail de chef d'orchestre.

« Après ces dix-huit mois passés au côté de ce Maître, il me fallait encore approfondir mes connaissances théoriques et mes connaissances de l'histoire de la musique, poursuit-elle, le métier de chef d'orchestre exigeant une maîtrise parfaite de ces domaines. Je me suis donc inscrite à la Sorbonne tout en continuant la pratique de chef, dans des conservatoires, auprès d'orchestres d'étudiants musiciens, notamment dans le 9ème arrondissement de Paris et à Stains, dans le 93. »

Chef d'orchestre et entrepreneuse

En 1995, être diplômée en analyse, orchestration et Musicologie de l'université Paris IV Sorbonne ne suffisait pas à une très jeune femme chef d'orchestre pour se faire une place dans un univers très élitiste et masculin à 99% ! Mais Zahia Ziouani possédait assez d'esprit d'entreprise, d'audace et d'énergie pour contourner ce barrage : « Il ne fallait pas que j'attende qu'on vienne m'inviter !souligne-t-elle. Il me fallait donc lancer ma propre formation. Dans ma pratique de direction au sein de conservatoires, j'ai repéré des étudiants musiciens avec lesquels j'ai eu envie de travailler. C'est avec eux que j'ai créé l'Orchestre Symphonique Divertimento en 1998. Ces étudiants sont devenus des professionnels. Peu à peu, j'ai peaufiné mon projet. En douze années, parfois matériellement fort difficiles, l'Orchestre Symphonique Divertimento est devenu une formation de 60 musiciens, pouvant passer à 70, voire 90, selon les œuvres. Nous sommes parvenus à nous imposer dans le paysage musical d'aujourd'hui grâce à notre travail et à notre total investissement dans la réalisation de nos projets. Par ailleurs, de nombreuses personnalités nous ont fait confiance, parmi lesquelles des solistes de grand renom.

« Notre répertoire porte surtout sur la musique symphonique du XIXème et du XXème siècle. Les femmes dirigent plutôt des ensembles vocaux ou de musique de chambre. Il est fort rare qu'une femme dirige une symphonie de Johannes Brahms ou de Gustav Mahler, par exemple. J'ai voulu prouver, à travers mon orchestre, qu'une femme pouvait diriger l'interprétation de telles œuvres. Ce qui ne m'empêche pas de programmer aussi de la musique de chambre, reprenant alors ma place d'altiste [et ce, parfois, au côté de sa sœur, Fettouma Ziouani, musicienne de l'Orchestre Symphonique Divertimento]. Mais ma préférence va à la musique symphonique du XIX et du XXème siècle, et plus particulièrement à la musique symphonique française du XXème siècle.

En tant que Directrice musicale, il me revient d'établir les programmations de mon orchestre. Si je suis désireuse de faire découvrir- ou redécouvrir- les grands compositeurs que j'aime et ce, notamment, quand ils semblent tombés dans l'oubli, je me veux aussi ouverte et désireuse d'élargir notre répertoire. Ainsi, je souhaite faire redécouvrir Claude Debussy, qui figurait sur un de nos billets de banque il n'y a pas si longtemps, mais qui demeure insuffisamment connu du grand public. Mais, parallèlement, je pense travailler sur le répertoire de qualité qu'offrent les musiques de film. Et j'aime amener l'orchestre à rencontrer la musique de jazz, le mélange de mondes différents m'apparaissant toujours comme constructif, enrichissant. Enfin, auprès de l'Orchestre Symphonique National d'Algérie, j'ai été heureuse d'approcher le répertoire arabo-andalou retravaillé par les musiciens de cette formation désireux d'en donner des interprétations orchestrales.

« Plus généralement, j'aime construire un concert autour d'une thématique. J'ai réalisé ainsi un hommage à Robert Schumann. J'ai prévu la programmation des concertos classiques de Wolfgang Amadeus Mozart et de Joseph Haydn. J'envisage également un hommage à la Méditerranée afin de montrer combien nombreux ont été les compositeurs qui ont été influencés par leurs séjours dans les pays du pourtour de cette mer. »

Zahia Ziouani a donc créé l'outil qui lui a permis de se construire en tant que chef d'orchestre. Aujourd'hui, âgée de 32 ans, elle est invitée à se produire avec sa formation dans des lieux prestigieux tant en France qu'à l'étranger. Elle est également conviée très souvent à diriger d'autres formations symphoniques. Il lui arrive alors de ne pas en avoir choisi la programmation. Mais, éminemment positive, elle considère que « la pratique de la diversité est une expérience toujours intéressante ». Cette jeune femme a déjà donné près de 400 concerts de par le monde en tant que chef d'orchestre et elle est, depuis 2007, chef d'orchestre principal de l'Orchestre Symphonique National d'Algérie. « Globalement, je n'ai pas à me plaindre de l'accueil qui m'est réservé partout dans le monde. On s'étonne parfois de me voir diriger l'Orchestre Symphonique National d'Algérie. Mais, c'est en Algérie que je suis reçue avec le plus de chaleur ! Par contre, en Russie que je me suis trouvée confrontée à des formations dont les musiciens avaient du mal à m'accepter parce que j'étais une femme et parce que j'étais jeune ! De façon générale, d'ailleurs, on hésite à faire appel à de jeunes chefs d'orchestre, on commence seulement à penser à s'adresser à eux. »

Le temps fort des répétitions

Pour Zahia Ziouani, comme le lui a appris son Maître, Sergiù Celibidache, c'est au cours des répétitions que le talent et l'expérience du chef d'orchestre s'avèrent déterminants pour la qualité de la formation qu'il dirige. « C'est lors des répétitions qu'on fait connaissance des musiciens quand on est appelé à diriger une formation que l'on ne connaît pas. Dans tous les cas, c'est lors des répétitions qu'on s'efforce de tirer le maximum de chaque musicien sans jamais perdre de vue qu'il nous faut parvenir à l'unité de l'ensemble, à travers la coordination de toutes les sensibilités musicales, pour répondre aux exigences de l'œuvre abordée, explique-t-elle. J'ai acquis dans ma pratique de l'alto une expérience du travail de musicien d'orchestre, sur laquelle je m'appuie pour légitimer ma place et imposer mes choix d'interprétation et de technique pour les cordes. J'aime le contact avec le public. Mais j'aime bien davantage le temps des répétitions sur lequel je me refuse à faire la moindre économie. La règle générale est de consacrer trois à quatre séances de travail avec une formation de musiciens professionnels. Mais il m'est arrivé d'en exiger dix, insiste-t-elle. Il y a tant de facteurs à prendre en compte ! Lors de la lecture d'un morceau, il ne faut pas perdre de vue que la facture des instruments a été modifiée au cours des siècles. Il faut également penser aux caractéristiques sonores de la salle, celles d'une salle moquettée n'ayant guère de points communs avec celles d'une église, par exemple. Et 12 musiciens ne se dirigent pas de la même manière que 90 avec, derrière eux, 200 choristes ! Quand vous avez une formation de 90 musiciens, ceux qui sont placés à trente mètres du pupitre doivent être coordonnés parfaitement à ceux qui n'en sont éloignés que d'un mètre. La baguette me permet de compenser ma petite taille dans certains morceaux, alors que dans d'autres, je préfère la main. Et je possède des baguettes de différentes tailles...

« Le travail de chef d'orchestre a une importante composante physique, précise-t-elle. Quand vous avez 90 musiciens devant vous, vous recevez beaucoup de sons. Il faut en outre rester debout pendant plusieurs heures... Il faut savoir gérer ces éléments afin de donner beaucoup sans jamais gaspiller son énergie. Alors, on reçoit beaucoup. Lors des répétitions, la musique se fait simultanément échange et partage avec mes musiciens ».

Chef d'orchestre et pédagogue

Zahia Ziouani qui, à l'âge de 22 ans, avait été reçue au concours de professeur chargée de direction, a enseigné l'alto et la guitare dans les premières années de sa carrière. Cette expérience l'a amenée à vouloir associer à son travail de direction d'orchestre, celui de direction d'une école de musique, afin de concilier démarche artistique et démarche pédagogique. « Mais mon jeune âge paraissait rédhibitoire aux édiles ! Aussi suis-je très reconnaissante à la ville de Stains de m'avoir fait confiance et d'avoir mis à ma disposition les moyens qui m'ont permis de donner forme à mon projet.» relate-t-elle. Aujourd'hui, en Seine-Saint-Denis, elle est donc Directrice du conservatoire de Musique et de Danse de la ville de Stains où, au tout début de sa carrière, elle avait dirigée un orchestre d'étudiants musiciens. Elle précise d'ailleurs qu'elle désirait ardemment diriger une école de musique en Seine-Saint-Denis. « Parce que c'est dans cette banlieue que j'ai grandi et que je me suis construite à travers la musique classique. Parce, il me paraissait primordial de permettre aux jeunes de ces banlieues d'accéder à ce patrimoine qui n'a cessé de s'accroître en traversant les siècles, explique-t-elle. C'est là, ma part de militantisme humain.». Elle est persuadée, en effet, que « bien des gens n'ont pas accès au patrimoine musical ou ne s'autorisent pas à y accéder, du fait de leur manque de culture en ce domaine », alors que, paradoxalement, « un conservatoire est un des rares endroits où, aujourd'hui, les gens se rencontrent encore ! »

« Avec un bon projet de fonctionnement, on permet au conservatoire de faire se rencontrer les enfants tout en déclinant les valeurs qu'il est nécessaire de leur transmettre. Á travers la musique, ils découvrent notamment qu'écouter c'est apprendre à tolérer l'autre.» insiste-t-elle.

Zahia Ziouani parle avec émotion et enthousiasme de la manière dont nombre de ses jeunes élèves « se sont 'raccrochés' à un espoir, à un projet, à travers la pratique exigeante de la musique. Une pratique difficile à encourager pour les familles dont les conditions de logement ne se prêtent pas à des exercices méthodiques. Nous nous efforçons, du reste, d'apporter à nos élèves les compléments que leur milieu familial ne peut leur procurer, explique-t-elle. Ainsi, parce que, pour progresser, il faut pouvoir jouer tous les jours d'un instrument, je veille à ce qu'ils puissent bénéficier de rencontres avec la musique au moins deux à trois fois par semaine, sinon quatre, ce qui exige de l'équipe pédagogique une grande disponibilité ! Mais je suis satisfaite quand je vois nos jeunes élèves échanger des morceaux de musique classique sur leurs appareils MP3 ! Parce que cela montre un aspect du 93 malheureusement trop peu mis en valeur.

« Nous organisons aussi des rencontres avec les familles de nos élèves et avec notre public afin d'expliquer comment nous travaillons, ce qu'est la composition de musique, ce que l'orchestre attend de ses auditeurs. Et nombre de familles d'élèves suivent régulièrement les concerts que nous donnons à Stains, voire ailleurs en Île-de-France, deviennent des éléments fidèles de notre public.

« Á la suite d'un concert donné à la Cité de la Musique, à la Villette, des élèves et leurs parents ont décidé d'aller visiter le musée de la Musique. Ce concert m'a d'ailleurs profondément émue parce que, par le pouvoir de la musique, il a permis de réunir dans une même ferveur des gens venus de la banlieue et des gens de Paris. Or il est indispensable de créer des ponts entre la banlieue et Paris. La musique classique est un de ces ponts. Mais je regrette que, trop souvent, les responsables, les décideurs, associent à l'idée banlieue, la notion de travail socio-éducatif sans prendre en compte l'aspect artistique, o combien exigeant, de ce travail socio-éducatif.

« On me demande parfois si je me présente aux jeunes comme un exemple ! Je m'efforce plutôt de leur faire comprendre qu'il n'est pas nécessaire d'être exceptionnellement doué dans un domaine pour croire vraiment en quelque chose, mais qu'à partir du moment où l'on croit vraiment en quelque chose, on vit mieux. Et je trouve choquant le raccourci auquel on procède quand on me dit qu'il vaut quand même mieux être chef d'orchestre que coiffeuse ! J'encourage les filles à ne pas s'interdire de croire en leurs possibilités, voire en leur vocation. Je m'efforce de les convaincre que, si elles le veulent vraiment, il leur est possible de se réaliser pleinement, même s'il n'est pas toujours facile d'être une fille sur certains territoires de la banlieue. D'ailleurs, à Stains, nos élèves filles s'investissent davantage dans leurs études musicales que les garçons, lesquels deviennent plus rares quand on arrive dans les classes de haut niveau ! ... Et, bien entendu, je suis favorable à la mixité dans les formations musicales comme dans toutes les activités professionnelles. Lorsque je l'ai dirigé pour la première fois, l'Orchestre Symphonique National d'Algérie était exclusivement masculin. Aujourd'hui, il a intégré des filles !

L'heureuse union de deux cultures à travers la musique

« On me pose aussi beaucoup de questions sur ma relation affective à l'Algérie ! Ce pays est celui de mes origines. J'ai deux nationalités et je me nourris de mes deux cultures. Ayant la chance de pouvoir circuler librement, je m'efforce, aujourd'hui, de tisser des liens entre la France et l'Algérie. Je crois que l'Algérie est fière de ma carrière. J'y bénéficie sans nul doute d'un préjugé favorable. Mais la qualité de l'accueil qui m'y est réservé n'altère pas mon esprit d'observation ! J'ai joué dans des villes isolées qui, toutes, possédaient, une maison de la culture et j'ai vu arriver au concert, des Bédouins, pieds nus ! J'y ai joué à 15h parce que les montagnards qui désiraient m'entendre devaient regagner leurs villages avant la nuit. J'y ai aussi dirigé des musiciens de l'Orchestre Symphonique du Caire et de l'Orchestre Symphonique de Tunis lors de manifestations plus ambitieuses. Et, en 2009, j'ai participé, toujours en tant que chef d'orchestre, au 2ème Festival Panafricain qui rassemblait musiciens, chanteurs et danseurs venus de tout le continent africain. En bref, en Algérie aussi, il se passe des choses ! Comme en témoigne, d'ailleurs, l'énergie de l'Orchestre Symphonique National d'Algérie ! En octobre prochain est prévue une manifestation permettant la réunion de cette formation avec l'Orchestre Symphonique Divertimento. Pour cela, il a fallu mettre d'accord les politiques, les diplomates... Une rude tâche

« Il faut savoir qu'actuellement, on observe un intérêt grandissant pour la musique classique dans l'ensemble du monde arabe. Il me paraît donc bien de participer à ce mouvement. Je suis donc heureuse de développer des projets sur tout le territoire méditerranéen. »

Une histoire qui ne fait que commencer !

Apprendre, comprendre, partager, enseigner, diriger et toujours travailler... Zahia Ziouani semble avoir pratiqué quasi spontanément toutes ces activités pour répondre à la nécessité de servir ce don qui l'habitait et qui la façonnait en même temps. Un don exigeant qui, en la portant à devenir chef d'orchestre, lui a imposé un rôle de transmission, de passeur d'un savoir et d'une éthique. Elle paraît assumer cette tâche avec enthousiasme tant est solidement enracinée en elle sa foi en la musique, ce langage universel. « Toute ma vie est organisée autour de la musique et de la direction d'orchestre » admet-elle, non sans ajouter : « Mais je ne laisserai pas mon métier m'empêcher de satisfaire ce que la femme en moi espère ». Ce qui signifie que cette jeune femme parvient à dissocier son métier de chef d'orchestre, expression actuelle de son talent et de son tempérament, et son attachement vital à la musique classique qu'elle parviendrait sans nul doute à exprimer sous une autre forme si le plein épanouissement de sa personne l'exigeait. Cette volonté d'être pleinement et femme et musicienne, fait de Zahia Ziouani, une jeune femme bien de son temps, une véritable Femme 3000 !"

Monique RAIKOVIC

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Commentaires

Plus beau qu'un conte... une réalité !
"Il est 3000 fois"...
A faire lire d'urgence à Monsieur Sarkozy !

Écrit par : françoise | 02/08/2010

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