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11/05/2014

Portrait de Brigitte Kieffer, femme de science

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Brigitte Kieffer, neurobiologiste, est directrice scientifique du Centre de recherche de l'Institut Douglas, à Montréal, professeure à l’université de Strasbourg et directeur d’une équipe à l'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire, à Illkirch.

 

Ci-dessous son portait, par Isabelle Bourdial (email)

Si vous vous êtes récemment rendue à Paris-Charles de Gaulle ou à Orly, vous avez peut-être croisé son regard. Sa silhouette altière, son visage grave et serein qu'encadrent de longues mèches poivre et sel auront immanquablement retenu votre attention. Son portrait, exposé en grand dans les aéroports parisiens, prend place dans une exposition consacrée aux cinq lauréates du prix L'Oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science. Brigitte Kieffer vient en effet de recevoir cette récompense prestigieuse qui distingue chaque année cinq femmes scientifiques, une par continent. L'édition 2014 met ainsi à l'honneur une grande neurobiologiste française, à l'origine d'une découverte qui a révolutionné la recherche sur les mécanismes de la douleur et des addictions. Cette chercheuse d'exception revient volontiers sur son parcours, et répond sans détour à nos questions. Enfant, éprouvait-elle de l'attirance pour les matières scientifiques? Elle se reconnaît une inclination naturelle pour les sciences, mais évite de parler de vocation et avoue en toute simplicité qu'elle n'avait aucune idée de ce qu'était un chercheur.

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27/12/2013

Maria-Luisa de CONTES (Espagne), lauréate du trophée Entrepreneuriat responsable. Edition 2013 des Trophées Femmes 3000

Photo Daniele Taulin-Hommell (11).jpg

Le Trophée Entrepreneuriat responsable de l'édition 2013 des Trophées Femmes 3000 a été attribué à Maria-Luisa de CONTES, Française installée en Espagne, pour la mise en place, en 2010, de la plateforme de collaboration « Forum des femmes Dialogo » au sein de l’association d’amitié hispano-française Dialogo. Composé de femmes provenant de différents secteurs (juridique, entrepreneurial, diplomatique, scientifique, politique, universitaire, etc.), le Forum des femmes Dialogo contribue à faciliter les relations de coopération entre les deux pays.

Découvrez le portrait de Maria-Luisa de Contes par Isabelle Bourdial

Maria-Luisa de Contes, citoyenne du monde

Son histoire avec la France commence en 1973. Cette année-là, Maria Luisa de Contes se voit proposer par sa marraine, qui veut fuir le régime franquiste, de l'accompagner dans son exil. « Je n'ai pas hésité», se souvient la lauréate du Trophée Femmes 3000. « C'est ainsi que j'ai quitté l'Espagne pour venir vivre à Paris. J'avais 19 ans. Pourquoi la France? C'était le pays de référence à la fois en matière de démocratie et de culture.» Car Maria Luisa de Contes est la filleule de la duchesse de Medina Sidonia, plus connue sous le nom de Duchesse rouge, Grande d'Espagne qui fit de la prison pour s'être s'opposée à Franco. Une fois installée, elle s'inscrit à l’Université Panthéon-Assas pour suivre ses études de droit, tout en poursuivant des études de droit espagnol à l’UNED (Université Nationale d’études par correspondance).

Crédit photo : Danièle TAULIN HOMME

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26/12/2013

Marie-Luce PARIS (Irlande), lauréate du trophée Initiatives Culturelles. Edition 2013 des Trophées Femmes 3000

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Le Trophée Initiatives Culturelles de l'édition 2013 des Trophées Femmes 3000 a été attribué à Marie-Luce PARIS, Française installée en Irlande,  pour la mise en place (dès 2005), le pilotage et aujourd’hui le conseil pédagogique de deux programmes universitaires de l’University College de Dublin, qui intègrent l’apprentissage du droit français (droit substantiel et terminologie) et celui de la langue française dans les études de droit irlandais :

● le Bachelor of Civil Law with French Law (BCL Law with French Law)

● et le Bachelor of Civil Law/ Maîtrise (BCL/M).

L’objectif de ces deux programmes est de former des étudiants bilingues ayant une double culture juridique, celle de common law et celle de droit civil, les rendant ainsi capables de travailler à l’international et particulièrement en milieu européen (institutions de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe).

Découvrez le portrait de Marie-Luce Paris par Hélène Delmotte

Marie-Luce Paris, europtimiste !

Marie-Luce Paris le reconnaît d’emblée : « il n’est pas fréquent de voir des jeunes femmes voyager comme je le fais ». 

Après avoir grandi à Fontenay-le-Fleury, près de Versailles, elle ressent, dès l’université, l’envie de partir à l’étranger. « Au départ, je voulais suivre mon mari. Issu d’une famille qui a des attaches partout dans le monde, il a toujours eu envie de partir à la découverte du monde », confie-t-elle. Finalement, ce sera lui qui suivra Marie-Luce à Dublin en octobre 2000.
Cette année-là, alors qu’elle effectue des recherches à l’Académie de droit public européen en Grèce, l’University College de Dublin lui propose d’enseigner le droit dans le cadre du programme « Bachelor of civil law with French law ». « J’étais seconde sur la short list car trop jeune pour le poste. Mais celle qui avait été recrutée s’est désistée », explique-t-elle. Elle assurera quelques années plus tard la mise en place, le pilotage et le conseil pédagogique d’un second programme, le « Bachelor of civil law/Maîtrise », un double diplôme qui donne un équivalent master. 

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25/12/2013

Nathalie DAVID (Roumanie), lauréate du trophée Équité. Edition 2013 des Trophées Femmes 3000

Photo Daniele Taulin-Hommell (5).jpg

Le Trophée Équité de l'édition 2013 des Trophées Femmes 3000 a été attribué à Nathalie DAVID, Française installée en Roumanie, pour son initiative CASIOPEEA, association créée en 2010 dont la mission est la sensibilisation des hommes, des femmes et des jeunes filles au dépistage précoce du cancer du sein.

Pour ce faire, CASIOPEEA organise régulièrement une course et une marche permettant de remettre à chaque adulte inscrit un voucher pour une échographie mammaire gratuite et d'offrir, à partir des fonds collectés le jour de la course, des prothèses aux femmes ayant subi une ablation du sein.

Ci-dessous son portrait par Fabienne Prévot

Nathalie David, une femme en marche

Cassiopea est une  constellation porteuse d’espoir, mais aussi   symbole de combat : toute une histoire. « Nous qui sommes en bonne santé, ne pouvons-nous pas donner un peu de temps et d’argent à ceux qui sont malades ?» C’est par ces mots que Nathalie David exprime ce qui la motive et les défis à relever.

Crédit photo : Danièle TAULIN-HOMMEL

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23/12/2013

Le n°43 du Journal Femmes 3000 est paru : numéro spécial Femmes & Europe

Au sommaire :

  • Edito : Ces femmes qui font l'Europe, par Valérie Blanchot Courtois
  • L'Europe avant l'union : Madame de Staël
  • L'Europe et ses institutions : Annie Houtmann & Danièle Jourdain Menninger
  • L'Europe politique : Sophie Auconie & Roza Thun
  • L'Europe de la connaissance : Catherine Cesarsky, Marie-Luce Paris & Digression sur Pulsions du temps de Julia Kristeva
  • L'Europe entreprenante : Laurence Aubron, Maria Harti, Nathalie David & Maria-Luisa de Contes
  • L'Europe des arts : Ania Guillaume Pabis & Guil
  • Femmes 3000 en régions : le best of 2013
  • Les femmes & l'Europe : le triptyque de Françoise Neveu


Cliquez ci-dessous pour découvrir le n°43 du Journal Femmes 3000 en le feuilletant en ligne (Cliquer sur l'icône en bas à droite pour le feuilleter en pleine page)

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Magazine créé avec Madmagz.

01/12/2013

L'histoire de la langue française, par Jacky Morelle

Pour communiquer avec l'auteure : email | Jacky Morelle est adhérente de Femmes 3000 en Ile de France.

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L'histoire de la langue française, par Jacky Morelle

D’où vient notre langue ?

L’histoire de la langue française remonte à la nuit des temps et constitue une véritable fresque romanesque, riche de milliers d’êtres, de crises et de rebondissements.

Fixons-en arbitrairement l’origine à l’époque où la France s’appelait la Gaule. Elle possédait déjà une civilisation à elle qui utilisait une langue dont il ne reste que peu d’inscriptions gravées dans la pierre ou le métal, presque indéchiffrables : « la tablette de Chamalières », « le calendrier de Coligny ». Il nous reste environ cent cinquante mots gaulois  venus essentiellement du monde rural (balai, bruyère, lande, chemin, arpent, sillon, tonneau, chêne, suie, talus…).

Dans la Gaule romaine, un dialecte s’élabore, issu de l’argot soldatesque mêlé aux patois autochtones, et simplifié pour les besoins d’une communication utilitaire. A la suite des Romains, la Gaule est occupée par les Francs, mais ils sont surtout restés au nord de la Loire, tandis que le sud gardait les traditions romaines. L’influence de la langue des Francs a été si importante qu’elle a contribué à former les deux grandes zones qui séparent la langue française encore de nos jours : celle où l’on disait oil, là où Clovis (465-Paris 511) a fait son royaume, et celle où l’on disait oc, au sud, là où l’influence romaine a été la plus forte. (C’étaient les deux manières de dire « oui »). Dans une troisième zone, qu’on appelle « franco- provençale », et qui se situe entre les deux, autour de Lyon, Grenoble et Genève, on trouve les deux influences, germanique et latine.

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29/11/2013

L’autre comme alphabet, par Françoise Neveu

Pour communiquer avec l'auteure : email | Françoise Neveu est adhérente de Femmes 3000 en Ile de France.

L’autre comme alphabet

Françoise Neveu

Peut-être l’autre peut-il aussi s’habiller comme un alphabet.

Nous apparaître comme alphabet.

Peut-être la lecture, si cet enfant s’en empare ainsi et si adulte il arrive qu’elle plaise tellement, est-elle d’emblée un accès à l’autre ?

Peut-être le signe, tracé, dessiné, écrit sur les murs, à l’écran ou sur le papier, est-il d’emblée un signe que nous ferait quelqu’un d’autre pour nous dire : « Hey ! Ecoute ! Ecoute-moi, j’ai quelque chose à te dire », quelqu’un d’autre de l’autre côté de la rue qui nous fait un signe de la main et qui a quelque chose à nous donner.

Avant même qu’on sache quoi.

Avant même qu’on sache de quoi il s’agit, un signe tracé est la marque, indubitable, inébranlable, dont on ne peut plus en aucun cas douter, de l’existence de quelqu’un d’autre. Quelqu’un d’autre que moi avec qui, d’emblée je vais pouvoir converser ; même en silence ; même en n’en parlant à personne d’autre.

Nous avons même cette certitude, puisque c’est nous qui le lisons, c’est nous qui interprétons le signe, c’est nous et nous seuls qui lui attribuons, réinjectons un sens, son sens, nous sommes certains que c’est à moi et à moi seul, sans aucune forme de confusion possible à cet instant même, que cet autre comme un signe s’adresse.

Lorsque je lis le signe de l’autre, le signe écrit par l’autre, le signe tracé par l’autre, sa trace, je suis certain d’être moi.

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20/08/2013

Ces femmes qui font l'Europe (10) : Rencontre avec Laurence AUBRON, fondatrice d’EuradioNantes, Eur@dioNantes, l’Europe vue d’une autre oreille

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Eur@dioNantes, l’Europe vue d’une autre oreille
Rencontre avec Laurence AUBRON, fondatrice d’Euradionantes

Lorsque l’on réfléchit aux femmes qui font l’Europe, on pense tout d’abord aux femmes politiques car elles ont le pouvoir de faire changer les choses, puis aux citoyennes, car elles sont les premières concernées au quotidien par les avancées de l’Europe.

On pense ensuite aux femmes des médias chargés de faire comprendre d’informer, de relayer vers l’opinion publique, et peut-être même de prendre position …

Mais quel type  de média choisir ? Un média existant avant l’Europe et qui développe une rubrique sur ce sujet ? Un média d’un des pays européens pour mieux suivre son actualité et  ses engagements au  sein de l’Europe ? Ou un média créé dans une dimension européenne ?

C’est en fait ce dernier type que j’ai choisi de vous faire découvrir : une radio, dont le siège est à Nantes et qui ne compte pas moins de 20 nationalités en son sein.

Son nom, Eur@dioNantes, dit tout, et son slogan « L’Europe vue d’une autre oreille », aussi.

Laurence AUBRON.jpgRencontre découverte avec la fondatrice de cette radio un peu spéciale, Laurence AUBRON.

Fabienne PREVOT : Laurence, Tu peux nous parler un peu de ton parcours ? 

Laurence AUBRON : Je suis arrivée tard à la radio, mon parcours n’est pas linéaire. Je viens d’un milieu populaire où il faut travailler pour payer ses études. Je devais initialement être prof d’anglais. Après avoir loupé le bac, je suis partie aux Etats-Unis quelque temps. A mon retour, je fais des jobs saisonniers dans la région (récoltes, serveuse, ...). Et puis je me dis : « Ce n’est pas possible, je ne vais pas passer ma vie à  être serveuse ! »

Je dis alors à ma mère : tu as raison je vais repasser le bac, c’est compliqué mais c’est possible. Je l’obtiens et puis je cherche un job.

Un jour, tu traverses un couloir et tu entends qu’au bout de ce couloir, il y a une radio associative qui émets, tu ouvres la porte, et là tu découvres que c’est juste tout ce que tu veux faire. Et tu te dis : je veux faire ça ! Voilà comment je suis arrivée chez Jet FM !

C’est ce que, inconsciemment, tu as toujours rêvé de faire : tu as trouvé ta voie !

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13/08/2013

Ces femmes qui font l'Europe (9) : Ania GUILLAUME PABIS, artiste peintre, un hymne à la beauté

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Ania Guillaume Pabis est une artiste d'origine polonaise installée à Monaco et reconnue internationalement.

Jacky Morelle nous en trace le portrait ci-dessous. Elle l'a également interrogée sur sa relation à l'Europe.

Ania, tu es reconnue internationalement en tant qu'artiste. Que représente l'Europe pour toi en termes d'opportunités ?

AGP : Depuis ma petite enfance je suis Européenne. J'ai vécu en Pologne, en Tchécoslovaquie, en Angleterre et surtout en Belgique. Pour moi, l'Europe a toujours été une unité en soi grâce à  ma vie dans tous ces pays.

Ya -t-il des pays européens qui apprécient plus particulièrement tes œuvres?

AGP : J'expose beaucoup au Japon (mais ce n'est pas l'Europe!!!). En Europe, c'est surtout la sensibilité des personnes qui me poussent dans une voie ou dans une autre.

S'il y avait une chose à faire pour rendre l'Europe plus accessible aux yeux des citoyens, quelle serait-elle?

AGP : En général les artistes voyageaient et voyagent toujours beaucoup... Pour les jeunes, on a créé Erasmus, ce programme d'échange d'étudiants et d'enseignants entre les universités et les grandes écoles européennes. Les étudiants peuvent effectuer une partie de leurs études dans un autre pays européen. Il faudrait penser à envisager une chose similaire pour nos dirigeants politiques.

Portrait d'Ania Pabis Guillaume par Jacky Morelle

ANIA GUILLAUME  PABIS 2.JPGAnia Guillaume Pabis est d’origine polonaise. Grâce à une grand- mère peintre et une mère passionnée par la nature, elle a appris très jeune à rapprocher le beau naturel et le beau artistique.

Ania est à la fois sculpteur, peintre et céramiste. Ses œuvres ont été exposées en France, en Belgique, en  Pologne, en Chine et au Japon. C’est une grande artiste internationale.

Sa peinture est un hymne à la beauté. L’influence orientale est évidente dans les vagues géantes sur fond d’or et la sinuosité des troncs d’arbres. C’est pour elle une manière d’attirer l’oeil du spectateur et de l’entraîner dans son univers fait de rêves, d’idées, d’âme et d’infini. Ses toiles sont de véritables bouffées d’émotion. La contemplation de ses œuvres déclenche en nous l’amour du beau. Ce qui est beau touche, charme et transporte.

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07/08/2013

Ces femmes qui font l'Europe (8) : Máriangeles Lazaro GUIL, sculptrice espagnole. Son poème. Par Françoise Neveu

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La sculptrice espagnole Máriangeles Lazaro GUIL, dite GUIL, est l'artiste lauréate de l’appel à projets lancé par Femmes 3000 en janvier 2013 pour la réalisation des trophées qui seront remises aux 3 lauréates de l'édition 2013 des Trophées Femmes 3000 le 15 novembre 2013 en soirée au Sénat à Paris.

Nous vous offrons ci-dessous un portrait sous une forme originale : un poème, qui a été créé par Françoise NeveuPoète, coach (HEC©), peintre et adhérente Femmes 3000 (email).

Les photos ont été réalisées par Danièle Taulin-Hommel, photographe, adhérente Femmes 3000 également. (email)

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Máriangeles Lazaro GUIL, Son poème

« Comment t’appelles-tu ? »

« GUIL »

« Comment ça se prononce ? »

« Gué, hu, hi, ell! ¡Ha ha! »

GUIL par Danièle Taulin-Hommell.jpgÇa se prononce comme on veut. Ca s’écrit GUIL, G U I L, c’est comme ça qu’elle s’appelle. Et elle est sculptrice. Ça, elle y tient. Sculptrice.

Elle dit. « Des gens me disent : c’est pas beau, on dirait un adjectif. ¿Comment un adjectif?  C’est un substantif, ¿non? !Bien sûr c’est un substantif! »

Comment dire. C’est même plutôt plus proche de la transubstantiation. Lorsque Guil arrive, c’est la joie qui sort de sa voiture qu’elle vient de garer sur cette petite place en triangle au cœur de poumon vert du square Le Gall à Paris 13ème, avec ses 6 arbres et ses 3 bancs. On dirait que le centre est décalé. On dirait, comment dire, on y croit, c’est comme si le centre de gravité du lieu prenait d’un coup sa vraie place, portant sa vie. Ce n’est plus le centre absolu défini comme j’en avais l’habitude par des calculs ; non. Comment dire : c’est devenu visiblement le centre relatif portant la vie du lieu, d’où elle part, situé quelque part en géométrie sous terre, à l’endroit du point où ces forces se rejoignent qui font palpiter l’air, dehors, qu’elles habitent.


Les forces relatives, les forces de la relation, les forces de cette vie font vivre l’espace où nous vivons et se, nous, traduisent, en lignes et en couleurs dans l’oeuvre de GUIL.

Elle transporte avec elle, en elle, ce qu’elle travaille.

La place prend la forme et la couleur de ce qui se vit entre soi et ce qui s’y trouve, et réciproquement ; tous les êtres ont toute place et définissent leurs alentours ; leurs atours ; une table du restaurant en terrasse, réciproque, libre, nous accueille de ce fait sur la place d’emblée dans un coin calme à l’ombre et au soleil, à l’air, suffisamment longtemps pour qu’elle finisse sa cigarette.

Et pour qu’on se trouve, et retrouve.

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