22.09.2009
Number One de Zakia Tahiri
"Number one" de Zakia Tahiri sort sur les écrans de cinéma le 23 septembre 2009.
Pour la 1ere fois en France, ce film 100% marocain aborde dans une comédie pétillante des sujets sensibles tels que l'égalité homme femme, la place de la femme dans la société, mais aussi dans le monde du travail, la réforme de la moudawana (code de la famille au Maroc réformé en 2004) ...
Number One dépeint un Maroc en mouvement, où les lois changent, les traditions s'effritent et les esprits s'éveillent.
Il a remporté un franc succès au Maroc lors de sa sortie en novembre dernier et a reçu le 1er prix du Jury Cinestival le 12 juin dernier à Marseille.
Number One défend des valeurs importantes non discriminatoires, sur le droit des femmes et sur la différence, c'est avant tout une histoire d'amour, une redécouverte de l'autre, une histoire au delà des frontières et des cultures.
A découvrir en salle dès le 23 septembre !
19:37 Ecrit par Femmes3000 dans Actualité(s)/Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes 3000, association, onu, ong, femmes, histoire, actualité
11.09.2009
Force des femmes, force du monde
Par Clare Beckton, Coordonnatrice, Condition féminine Canada - Forum du commerce international - No. 3-4/2008
Les femmes occupent le devant de la scène comme jamais auparavant. Elles deviennent chefs de file, gestionnaires financières, stratèges commerciales, preneuses de risques et chefs d’entreprise.
Comprenant la force économique majeure des femmes et des dirigeantes d’entreprise, le Gouvernement et les milieux d’affaires canadiens s’engouffrent dans la brèche.
Les femmes et les micro-entreprises canadiennes
Le Canada est le chef de file de l’entrepreneuriat féminin. Une étude récente révèle que les Canadiennes comptent parmi les femmes ayant le plus l’esprit d’entreprise dans les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Au cours des deux dernières décennies, l’entrepreneuriat féminin a fait un bond en avant de plus de 200% au Canada.
15:35 Ecrit par Femmes3000 dans Femmes & Entreprises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu
27.08.2009
la 18ème édition du FESTIVAL BIARRITZ AMÉRIQUE LATINE
la 18ème édition du FESTIVAL BIARRITZ AMÉRIQUE LATINE "Cinémas et Cultures" se tiendra cette année du 28 septembre au 4 octobre 2009 sous le soleil de Biarritz.
HOMMAGE AU FESTIVAL DE LA HAVANE, RÉTROSPECTIVE JUAN CARLOS TABÍO, COMPÉTITION COURTS MÉTRAGES, COMPÉTITION DOCUMENTAIRES, COMPÉTITION JEUNES RÉALISATEURS, CINÉ-CONCERT INÉDIT, AVANT-PREMIÈRES, RENCONTRES LITTÉRAIRES, CONCERTS
16:53 Ecrit par Femmes3000 dans Actualité(s)/Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu, action, femmes, sciences, prix
26.08.2009
Bienvenue dans la vraie vie des femmes

Documentaire (Société)
De nombreux intervenants, sociologues, psychologues, témoins démantèlent magistralement le fonctionnement pervers du système. Les solutions tiennent, elles, dans le creux de la main. La thèse d'un réajustage d'ordre économique semble être ici privilégiée. En 2008, Nicolas Sarkozy s'était d'ailleurs engagé à faire voter une loi censée sanctionner les entreprises n'employant pas assez de femmes aux postes clés. On attend toujours.
Florence Broizat
Télérama, Samedi 9 mai 2009
10:17 Ecrit par Femmes3000 dans Actualité(s)/Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu
09.08.2009
"Le combat pour le droit des femmes est universel"

INTERVIEW - La secrétaire d'État à la Famille a eu vendredi un entretien téléphonique avec Loubna al-Hussein, la journaliste soudanaise qui risque 40 coups de fouet pour avoir porté un pantalon.
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LE FIGARO. - Pourquoi avez-vous pris contact avec Loubna al-Hussein ?
Nadine MORANO. - Le droit des femmes fait partie de mes compétences et à ce titre j'avais pris connaissance de sa situation. Lorsque les femmes se lèvent avec courage comme Loubna et disent non aux violences et à l'injustice, quand elles réclament l'égalité, il faut être à leurs côtés. Son combat juste et légitime dépasse les frontières. C'est tout le sens du soutien de la France, que le président de la République lui a clairement exprimé. Le combat de Loubna n'est pas seulement le sien. Elle se bat pour des milliers de Soudanaises, et elle se bat aussi pour le respect de l'article 1 de la Constitution intérimaire de 2005, qui affirme la dignité, l'égalité, la justice, le respect des droits de l'homme et des libertés. Loubna Ahmed al-Hussein veut aussi démontrer que l'article 152 du Code pénal soudanais, qui punit de la flagellation une femme pour le port de pantalon sous prétexte d'atteinte à la décence publique, n'est pas conforme à la Constitution. Voilà pourquoi la France sera toujours à ses côtés.
Le Soudan n'est pas le seul pays où le droit des femmes n'est pas respecté…
Nadine MORANO. Le combat pour les droits des femmes est quotidien et universel. Et on ne peut que se réjouir de l'implication personnelle du président de la République sur ce sujet. On gagne en efficacité lorsque les hommes sont à nos côtés ! Quand on a mené ces combats-là. Loubna al-Hussein me fait penser à Louise Michel, à Olympe de Gouges, à Pauline Kergomard, la première femme membre du Conseil supérieur de l'Instruction publique. Savez-vous que le Code Napoléon interdisait, lui aussi, le port du pantalon aux femmes ? Cet article n'a été supprimé qu'en 1909. Et encore, le nouveau texte autorisait le pantalon à condition que l'on tienne à la main une bicyclette ou un cheval… En France, à l'époque, «les mineurs, les femmes mariées, les criminels et les malades mentaux» n'avaient aucun droit juridique. Et, plus près de nous, j'avais 2 ans, en 1965, quand les Françaises ont eu le droit d'ouvrir un compte en banque à leur nom. Mais des combats, il y en a d'autres à mener. En France, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon. Je souhaite que l'on enseigne dès l'école aux petits garçons que l'on n'a pas le droit de porter la main sur une femme, mais aussi que l'on expérimente le procédé du port du bracelet électronique pour les conjoints violents comme en Espagne. C'est un débat que je souhaite porter au niveau du gouvernement.
Les pressions exercées par l'Occident ne risquent-elles pas de se révéler contre-productives ?
Nadine MORANO. Au contraire, la pression internationale peut amener à réfléchir, voire à infléchir une situation, on l'a déjà vu. Loubna a besoin d'une mobilisation internationale, a besoin des médias, qu'elle souhaite d'ailleurs remercier pour leur aide. Tout en respectant sa souveraineté, il est toujours intéressant d'amener un pays à s'interroger sur l'application de sa propre Constitution, sur la ratification des conventions internationales qu'il a signées et leur mise en application. Nous devons sensibiliser le Soudan pour qu'il signe et ratifie la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.
L'avez-vous invitée à Paris ?
Nadine MORANO. Elle envisage de se rendre à Paris, mais pas dans l'immédiat. Je lui ai dit que je l'accueillerai avec un grand plaisir avec une délégation de femmes de tous horizons, au-delà des clivages politiques. Notre engagement à toutes dépasse ces horizons !» Le pantalon de Loubna divise le Soudan
Propos recueillis par Pierre Prier
Source Le Figaro
20:01 Ecrit par Femmes3000 dans Droit des femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu, action, femmes, sciences, prix
05.08.2009
Femmes3000 Japon

En consultant le site internet Femmes 3000, vous avez probablement constaté qu’une version japonaise de notre site est en ligne : cliquer ici
Elle a été développée par Philippe Berthet, partenaire de Femmes 3000, un français qui depuis 40 ans fait de la promotion d’activités françaises au Japon. Philippe Berthet connaît bien Pierre NOEL, notre contact au Sénat.
Ce site Femmes 3000 Japon répond à un triple objectif :
1. Faire connaître au Japon, de manière globale, la Fédération Femmes 3000, son rôle en France et ses principales activités.
Des informations de bases sont déjà sur le site et elles seront complétées par l'édition régulière d'articles sur les membres de la fédération qui s'intéressent au Japon.
Pour y participer, veuillez envoyer vos informations directement à Philippe Berthet.
2. Permettre aux femmes Japonaises de participer aux activités de l'association, soit directement, soit en se regroupant au sein d'une Association "Femmes 3000 Japon" dont nous étudions la création.
3. Permettre aux membres français de la Fédération de développer leurs activités professionnelles au Japon. Philippe BERTHET vous propose ainsi 3 options :
· Option A - vous réaliser un mini-site internet en langue japonaise sur votre société et sur les produits que vous souhaitez vendre au Japon. Ce site sera réalisé en collaboration avec vous.
Forfait de 250 EUR HT
· Option B - faire votre promotion via les réseaux dont il dispose. Prix : consulter Philippe BERTHET
· Option C - mettre en vente vos produits via un site de vente géré par un de ses partenaires japonais. Prix : consulter Philippe BERTHET
La promotion au Japon de la fédération Femmes 3000 (points 1 et 2) est bien entendu faite de manière bénévole par Philippe BERTHET.
07:50 Ecrit par Femmes3000 dans Actualité(s)/Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu, action, femmes, sciences, prix
04.08.2009
Salon du Livre au Casino de Biarritz


08:17 Ecrit par Femmes3000 dans Actualité(s)/Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu, action, femmes, sciences, prix
29.07.2009
Château de Brindos


08:16 Ecrit par Femmes3000 dans Actualité(s)/Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu, action, femmes, sciences, prix
27.07.2009
Parité économique : pour Nadine Morano, les quotas sont un "mal nécessaire"
Dans un rapport remis le 8 juillet au ministre des relations sociales, Xavier Darcos, Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales, propose que la loi impose, d'ici à six ans, un quota de 40 % de femmes dans les conseils d'administration des entreprises publiques et des sociétés cotées en Bourse. Ce document est le rapport préparatoire de la concertation sur l'égalité professionnelle qui interviendra à l'automne. Pour Nadine Morano, la secrétaire d'Etat à la famille et à la solidarité, "il faudra bien passer" par les quotas.
Etes-vous favorable à l'instauration d'un quota de femmes dans les conseils d'administration ?
Par nature, les quotas m'ont toujours choquée, mais ils constituent un mal nécessaire. Il ne faut évidemment pas préjuger des consultations qui seront engagées à l'automne par Xavier Darcos, mais je pense sincèrement qu'il faudra en passer par là. Aujourd'hui, il y a moins de 10 % de femmes dans les conseils d'administrations des entreprises du CAC 40. Il faut donc être plus volontariste ! Il est toujours difficile, on l'a vu lors de l'instauration de la parité politique, de dire à un sortant qu'il doit quitter une instance parce qu'on a décidé d'y imposer une femme, mais les choses doivent bouger.
Ce système s'inspire de la parité politique inscrite dans la Constitution en 1999. Quel bilan en tirez-vous ?
En France, nous sommes encore loin de la parité : l'Assemblée nationale ne compte que 18,5 % de femmes, le Sénat 21,8 % ! Mais la loi sur la parité a permis de transformer les collectivités locales comme les conseils régionaux ou les communes de plus de 3 500 habitants, grâce à une alternance obligatoire homme-femme dans les scrutins de listes. Conseillère régionale de Lorraine depuis 2004, j'apprécie le fonctionnement de cette assemblée qui est à l'image de la population : l'atmosphère y est plus apaisée et l'ambiance studieuse et cordiale.
Que répondez-vous à ceux qui disent qu'ils ont du mal à trouver des femmes ?
Qui peut dire que le vivier n'existe pas ? Les filles ont de meilleurs résultats scolaires que les garçons et réussissent mieux leurs études supérieures qu'eux... A la fin des années 1990, lorsque l'on a imposé la parité politique, on disait aussi que les partis auraient du mal à trouver des femmes, et ils en ont trouvé ! Les femmes s'intéressent à la politique, tout comme à leur carrière professionnelle, mais aller à l'Assemblée nationale trois jours par semaine, assister à des séances de nuit et avoir des enfants, c'est très compliqué. Il faut la compréhension de son conjoint et le partage des responsabilités des enfants.
Nous devons donc donner aux femmes les moyens de concilier vie familiale et vie professionnelle, voire vie politique : c'est la condition même d'une égalité concrète hommes femmes.
Comment expliquer qu'en l'absence de contrainte, la féminisation des instances de décisions soit si lente ?
Le principe des quotas, qu'il concerne les conseils d'administration ou les assemblées politiques, ne saurait suffire : c'est la place de la femme dans la société qu'il convient de faire évoluer, que ce soit à l'intérieur du couple et de la famille, bien sûr, mais aussi dans la vie professionnelle ou sociale. Des dispositifs existent qui permettent de transformer les mentalités : 46 entreprises comprenant 800 000 salariés se sont engagées à travers un label Egalité, et la Charte de la parentalité a été signée par 120 entreprises qui s'engagent à une meilleure conciliation vie familiale vie professionnelle, pour près d'un million de salariés.
Le gouvernement s'est engagé dans un grand plan de développement des modes de garde très diversifiés pour encourager notre natalité. C'est près de 1,3 milliard d'euros qui y sera consacré. Car si la France est championne d'Europe de la natalité, il faut pour cela deux conditions : un taux élevé d'activité des femmes - il dépasse 82 % chez les 25-49 ans - et des modes de garde développés. Si ces deux conditions ne sont pas réunies, le taux de natalité est faible, comme c'est le cas en Allemagne ou en Italie, où les femmes sont obligées de choisir entre travail et maternité.
Nicolas Sarkozy a annoncé en février une réforme du congé parental. Où en est-on ?
Le Haut Conseil à la famille est saisi, il devra faire des propositions au gouvernement. L'enjeu est important : sur les 580 000 parents qui prennent un congé parental, seulement 1 % sont des hommes et près d'un parent sur deux déclare avoir pris un congé parental faute d'avoir trouvé un mode de garde adapté. Je souhaite que les parents disposent d'une véritable liberté de choix et qu'il y ait également un vrai partage des rôles. Il faut aider les femmes en congé parental à revenir plus facilement à l'emploi : on constate que ce congé se révèle trop souvent une trappe à chômage ou un frein à la carrière des femmes, ce qui est injuste.
Dans les pays scandinaves, une partie du congé est perdue si le père ne le prend pas : c'est une piste qui mérite d'être étudiée. Il faut que l'éducation des enfants et les tâches ménagères soient mieux partagées entre les hommes et les femmes. L'égalité doit commencer dès l'enfance par l'éducation : c'est aux mères à préparer les hommes de demain.
Article paru dans l'édition du 17.07.09.dans le journal Le Monde
12:03 Ecrit par Femmes3000 dans Actualité(s)/Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu, action, femmes, sciences, prix
Parité économique : pour Nadine Morano, les quotas sont un "mal nécessaire"
Dans un rapport remis le 8 juillet au ministre des relations sociales, Xavier Darcos, Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales, propose que la loi impose, d'ici à six ans, un quota de 40 % de femmes dans les conseils d'administration des entreprises publiques et des sociétés cotées en Bourse. Ce document est le rapport préparatoire de la concertation sur l'égalité professionnelle qui interviendra à l'automne. Pour Nadine Morano, la secrétaire d'Etat à la famille et à la solidarité, "il faudra bien passer" par les quotas.
Etes-vous favorable à l'instauration d'un quota de femmes dans les conseils d'administration ?
Par nature, les quotas m'ont toujours choquée, mais ils constituent un mal nécessaire. Il ne faut évidemment pas préjuger des consultations qui seront engagées à l'automne par Xavier Darcos, mais je pense sincèrement qu'il faudra en passer par là. Aujourd'hui, il y a moins de 10 % de femmes dans les conseils d'administrations des entreprises du CAC 40. Il faut donc être plus volontariste ! Il est toujours difficile, on l'a vu lors de l'instauration de la parité politique, de dire à un sortant qu'il doit quitter une instance parce qu'on a décidé d'y imposer une femme, mais les choses doivent bouger.
Ce système s'inspire de la parité politique inscrite dans la Constitution en 1999. Quel bilan en tirez-vous ?
En France, nous sommes encore loin de la parité : l'Assemblée nationale ne compte que 18,5 % de femmes, le Sénat 21,8 % ! Mais la loi sur la parité a permis de transformer les collectivités locales comme les conseils régionaux ou les communes de plus de 3 500 habitants, grâce à une alternance obligatoire homme-femme dans les scrutins de listes. Conseillère régionale de Lorraine depuis 2004, j'apprécie le fonctionnement de cette assemblée qui est à l'image de la population : l'atmosphère y est plus apaisée et l'ambiance studieuse et cordiale.
Que répondez-vous à ceux qui disent qu'ils ont du mal à trouver des femmes ?
Qui peut dire que le vivier n'existe pas ? Les filles ont de meilleurs résultats scolaires que les garçons et réussissent mieux leurs études supérieures qu'eux... A la fin des années 1990, lorsque l'on a imposé la parité politique, on disait aussi que les partis auraient du mal à trouver des femmes, et ils en ont trouvé ! Les femmes s'intéressent à la politique, tout comme à leur carrière professionnelle, mais aller à l'Assemblée nationale trois jours par semaine, assister à des séances de nuit et avoir des enfants, c'est très compliqué. Il faut la compréhension de son conjoint et le partage des responsabilités des enfants.
Nous devons donc donner aux femmes les moyens de concilier vie familiale et vie professionnelle, voire vie politique : c'est la condition même d'une égalité concrète hommes femmes.
Comment expliquer qu'en l'absence de contrainte, la féminisation des instances de décisions soit si lente ?
Le principe des quotas, qu'il concerne les conseils d'administration ou les assemblées politiques, ne saurait suffire : c'est la place de la femme dans la société qu'il convient de faire évoluer, que ce soit à l'intérieur du couple et de la famille, bien sûr, mais aussi dans la vie professionnelle ou sociale. Des dispositifs existent qui permettent de transformer les mentalités : 46 entreprises comprenant 800 000 salariés se sont engagées à travers un label Egalité, et la Charte de la parentalité a été signée par 120 entreprises qui s'engagent à une meilleure conciliation vie familiale vie professionnelle, pour près d'un million de salariés.
Le gouvernement s'est engagé dans un grand plan de développement des modes de garde très diversifiés pour encourager notre natalité. C'est près de 1,3 milliard d'euros qui y sera consacré. Car si la France est championne d'Europe de la natalité, il faut pour cela deux conditions : un taux élevé d'activité des femmes - il dépasse 82 % chez les 25-49 ans - et des modes de garde développés. Si ces deux conditions ne sont pas réunies, le taux de natalité est faible, comme c'est le cas en Allemagne ou en Italie, où les femmes sont obligées de choisir entre travail et maternité.
Nicolas Sarkozy a annoncé en février une réforme du congé parental. Où en est-on ?
Le Haut Conseil à la famille est saisi, il devra faire des propositions au gouvernement. L'enjeu est important : sur les 580 000 parents qui prennent un congé parental, seulement 1 % sont des hommes et près d'un parent sur deux déclare avoir pris un congé parental faute d'avoir trouvé un mode de garde adapté. Je souhaite que les parents disposent d'une véritable liberté de choix et qu'il y ait également un vrai partage des rôles. Il faut aider les femmes en congé parental à revenir plus facilement à l'emploi : on constate que ce congé se révèle trop souvent une trappe à chômage ou un frein à la carrière des femmes, ce qui est injuste.
Dans les pays scandinaves, une partie du congé est perdue si le père ne le prend pas : c'est une piste qui mérite d'être étudiée. Il faut que l'éducation des enfants et les tâches ménagères soient mieux partagées entre les hommes et les femmes. L'égalité doit commencer dès l'enfance par l'éducation : c'est aux mères à préparer les hommes de demain.
Article paru dans l'édition du 17.07.09.dans le journal Le Monde
12:00 Ecrit par Femmes3000 dans Actualité(s)/Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu, action, femmes, sciences, prix

