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18/02/2010

Solutions locales pour un désordre global

« Solutions locales pour un désordre global »
un film documentaire de Coline Serreau

 
 SORTIE AU CINEMA LE 7 AVRIL 2010
 
Des films catastrophistes ont été tournés, des messages alarmistes lancés, ils ont eu leur utilité mais il faut désormais montrer qu'il existe des solutions, faire entendre les réflexions de ceux qui inventent et expérimentent des alternatives.
Dépassant la simple dénonciation d’un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau nous invite dans « Solutions locales pour un désordre global » à découvrir de nouveaux systèmes de production agricole, des pratiques qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne.
 
Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d’hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d’une terre trop longtemps maltraitée.
Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets en Ukraine… tour à tour drôles et émouvants, combatifs et inspirés, ils sont ces résistants, ces amoureux de la terre, dont  le documentaire de Coline Serreau porte la voix.

Cette série d’entretiens d’une incroyable concordance prouve un autre possible : une réponse concrète aux défis écologiques et plus largement à la crise de civilisation que nous traversons.
Oui, des solutions locales et des alternatives concrètes pour un meilleur partage des avoirs et des savoirs existent !

Coline_Serreau.jpgCinéaste à succès, Coline Serreau s’engage depuis toujours pour un monde plus juste et plus humain.
La réalisatrice a démarré sa carrière en 1976 par un documentaire féministe et ponctue depuis sa filmographie de productions militantes.  Loin d’un effet de mode, l’environnement,  l’écologie et la décroissance constituent les fondements de sa personnalité et de son discours.
En 1996, Coline Serreau nous invitait déjà à une réflexion écologique et sociale avec « La Belle Verte » pour dénoncer les méfaits d’une société de consommation délirante. La réalisatrice a entamé depuis une profonde réflexion sur la façon même d’exercer son travail. « Solutions locales pour un désordre global » film documentaire écologiste et engagé, est l’un des aboutissements artistiques et intellectuels de son parcours de cinéaste.

« Solutions locales pour un désordre global » est réalisé en partenariat avec l’association Colibris, mouvement pour la Terre et L’humanisme.
 

Retrouvez toutes les informations et les solutions locales à partir de mi-février sur
www.solutionslocales-lefilm.com

A noter : Séances avec la présence de Coline Serreau 13 et 14 avril à Biarritz et Bayonne

22/09/2009

Number One de Zakia Tahiri

-3.jpg"Number one" de Zakia Tahiri sort sur les écrans de cinéma le 23 septembre 2009.

Pour la 1ere fois en France, ce film 100% marocain aborde dans une comédie pétillante des sujets sensibles tels que l'égalité homme femme, la place de la femme dans la société, mais aussi dans le monde du travail, la réforme de la moudawana (code de la famille au Maroc réformé en 2004) ...

Number One dépeint un Maroc en mouvement, où les lois changent, les traditions s'effritent et les esprits s'éveillent.

Il a remporté un franc succès au Maroc lors de sa sortie en novembre dernier et a reçu le 1er prix du Jury Cinestival le 12 juin dernier à Marseille.

Number One défend des valeurs importantes non discriminatoires, sur le droit des femmes et sur la différence, c'est avant tout une histoire d'amour, une redécouverte de l'autre, une histoire au delà des frontières et des cultures.

A découvrir en salle dès le 23 septembre !

11/09/2009

Force des femmes, force du monde

Par Clare Beckton, Coordonnatrice, Condition féminine Canada - Forum du commerce international - No. 3-4/2008

En intégrant les femmes a la politique économique nationale, le Canada forge un modèle d'autonomisation des femmes et crée la force des marchés nationaux et mondiaux.

Les femmes occupent le devant de la scène comme jamais auparavant. Elles deviennent chefs de file, gestionnaires financières, stratèges commerciales, preneuses de risques et chefs d’entreprise.

Comprenant la force économique majeure des femmes et des dirigeantes d’entreprise, le Gouvernement et les milieux d’affaires canadiens s’engouffrent dans la brèche.

Les femmes et les micro-entreprises canadiennes

Le Canada est le chef de file de l’entrepreneuriat féminin. Une étude récente révèle que les Canadiennes comptent parmi les femmes ayant le plus l’esprit d’entreprise dans les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Au cours des deux dernières décennies, l’entrepreneuriat féminin a fait un bond en avant de plus de 200% au Canada.

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27/08/2009

la 18ème édition du FESTIVAL BIARRITZ AMÉRIQUE LATINE

-1.jpgla 18ème édition du FESTIVAL BIARRITZ AMÉRIQUE LATINE "Cinémas et Cultures" se tiendra cette année du 28 septembre au 4 octobre 2009 sous le soleil de Biarritz.

Outre la liste des films de long métrage en compétition, vous trouverez l'intégralité de la programmation de la prochaine édition en cliquant ici !

HOMMAGE AU FESTIVAL DE LA HAVANE, RÉTROSPECTIVE JUAN CARLOS TABÍO, COMPÉTITION COURTS MÉTRAGES, COMPÉTITION DOCUMENTAIRES, COMPÉTITION JEUNES RÉALISATEURS, CINÉ-CONCERT INÉDIT, AVANT-PREMIÈRES, RENCONTRES LITTÉRAIRES, CONCERTS…


26/08/2009

Bienvenue dans la vraie vie des femmes

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Documentaire (Société)

 

 MERCREDI 26 AOÛT 2009 / 22H15   
 
En France, la condition des femmes ne semble plus faire débat. Pourtant, l'égalité des sexes semble loin d'être acquise et de nombreux points de résistance subsistent encore. Ainsi, si l'Hexagone se situe en première place au classement des pays pour l'éducation des filles, il dégringole à la 116e position lorsqu'il s'agit d'accorder le même niveau de salaire qu'aux hommes. Pour gagner une place dans un milieu masculin, les femmes doivent se battre sur tous les fronts à la fois et exceller dans toutes les catégories. Pour mieux comprendre ce problème que certains préfèrent ignorer, des femmes évoquent leur quotidien et le stress qui l'accompagne.
 
CRITIQUE TÉLÉRAMA

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Documentaire de Virginie Lovisone et Agnès Poirier (France, 2009). 80 mn. Inédit Obtention du droit de vote, légalisation de l'avortement, apparition de la machine à laver, généralisation de la contraception, reconnaissance du viol comme crime, accès au monde du travail : en un siècle, les conditions et les droits des femmes ont progressé plus vite qu'en deux millénaires. Alors pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Car même si les jeunes femmes interrogées au début du documentaire d'Agnès Poirier s'estiment satisfaites de la place que la société française leur accorde, les inégalités entre les sexes restent criantes. La preuve en une cascade de chiffres dispensés dans ce film de salut public, qui épingle les stéréotypes nocifs, visibles et invisibles, à l'oeuvre dans les médias, l'éducation, le monde du travail et jusque dans les livres pour enfants. Rien de neuf sous le soleil malheureusement. Mais la volonté d'exhaustivité de l'enquête et ses effets d'accumulation - qui frôlent parfois le catalogue indigeste - donnent le vertige.

De nombreux intervenants, sociologues, psychologues, témoins démantèlent magistralement le fonctionnement pervers du système. Les solutions tiennent, elles, dans le creux de la main. La thèse d'un réajustage d'ordre économique semble être ici privilégiée. En 2008, Nicolas Sarkozy s'était d'ailleurs engagé à faire voter une loi censée sanctionner les entreprises n'employant pas assez de femmes aux postes clés. On attend toujours.

Florence Broizat

Télérama, Samedi 9 mai 2009

 

09/08/2009

"Le combat pour le droit des femmes est universel"



«Nous devons sensibiliser le Soudan pour qu'il signe la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes», estime Nadine Morano.


INTERVIEW - La secrétaire d'État à la Famille a eu vendredi un entretien téléphonique avec Loubna al-Hussein, la journaliste soudanaise qui risque 40 coups de fouet pour avoir porté un pantalon.

LE FIGARO. - Pourquoi avez-vous pris contact avec Loubna al-Hussein ?
Nadine MORANO. - Le droit des femmes fait partie de mes compétences et à ce titre j'avais pris connaissance de sa situation. Lorsque les femmes se lèvent avec courage comme Loubna et disent non aux violences et à l'injustice, quand elles réclament l'égalité, il faut être à leurs côtés. Son combat juste et légitime dépasse les frontières. C'est tout le sens du soutien de la France, que le président de la République lui a clairement exprimé. Le combat de Loubna n'est pas seulement le sien. Elle se bat pour des milliers de Soudanaises, et elle se bat aussi pour le respect de l'article 1 de la Constitution intérimaire de 2005, qui affirme la dignité, l'égalité, la justice, le respect des droits de l'homme et des libertés. Loubna Ahmed al-Hussein veut aussi démontrer que l'article 152 du Code pénal soudanais, qui punit de la flagellation une femme pour le port de pantalon sous prétexte d'atteinte à la décence publique, n'est pas conforme à la Constitution. Voilà pourquoi la France sera toujours à ses côtés.

Le Soudan n'est pas le seul pays où le droit des femmes n'est pas respecté…
Nadine MORANO. Le combat pour les droits des femmes est quotidien et universel. Et on ne peut que se réjouir de l'implication personnelle du président de la République sur ce sujet. On gagne en efficacité lorsque les hommes sont à nos côtés ! Quand on a mené ces combats-là. Loubna al-Hussein me fait penser à Louise Michel, à Olympe de Gouges, à Pauline Kergomard, la première femme membre du Conseil supérieur de l'Instruction publique. Savez-vous que le Code Napoléon interdisait, lui aussi, le port du pantalon aux femmes ? Cet article n'a été supprimé qu'en 1909. Et encore, le nouveau texte autorisait le pantalon à condition que l'on tienne à la main une bicyclette ou un cheval… En France, à l'époque, «les mineurs, les femmes mariées, les criminels et les malades mentaux» n'avaient aucun droit juridique. Et, plus près de nous, j'avais 2 ans, en 1965, quand les Françaises ont eu le droit d'ouvrir un compte en banque à leur nom. Mais des combats, il y en a d'autres à mener. En France, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon. Je souhaite que l'on enseigne dès l'école aux petits garçons que l'on n'a pas le droit de porter la main sur une femme, mais aussi que l'on expérimente le procédé du port du bracelet électronique pour les conjoints violents comme en Espagne. C'est un débat que je souhaite porter au niveau du gouvernement.

Les pressions exercées par l'Occident ne risquent-elles pas de se révéler contre-productives ?
Nadine MORANO. Au contraire, la pression internationale peut amener à réfléchir, voire à infléchir une situation, on l'a déjà vu. Loubna a besoin d'une mobilisation internationale, a besoin des médias, qu'elle souhaite d'ailleurs remercier pour leur aide. Tout en respectant sa souveraineté, il est toujours intéressant d'amener un pays à s'interroger sur l'application de sa propre Constitution, sur la ratification des conventions internationales qu'il a signées et leur mise en application. Nous devons sensibiliser le Soudan pour qu'il signe et ratifie la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.

L'avez-vous invitée à Paris ?
Nadine MORANO. Elle envisage de se rendre à Paris, mais pas dans l'immédiat. Je lui ai dit que je l'accueillerai avec un grand plaisir avec une délégation de femmes de tous horizons, au-delà des clivages politiques. Notre engagement à toutes dépasse ces horizons !» Le pantalon de Loubna divise le Soudan

Propos recueillis par Pierre Prier

Source Le Figaro

05/08/2009

Femmes3000 Japon

 

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En consultant le site internet Femmes 3000, vous avez probablement constaté qu’une version japonaise de notre site est en ligne : cliquer ici

Elle a été développée par Philippe Berthet, partenaire de Femmes 3000, un français qui depuis 40 ans fait de la promotion d’activités françaises au Japon. Philippe Berthet connaît bien Pierre NOEL, notre contact au Sénat.

Ce site Femmes 3000 Japon répond à un triple objectif :

 

1. Faire connaître au Japon, de manière globale,  la Fédération Femmes 3000, son rôle en France et ses principales activités.
Des informations de bases sont déjà sur le site et elles seront complétées par l'édition régulière d'articles sur les membres de la fédération qui s'intéressent au Japon.
Pour y participer, veuillez envoyer vos informations directement à Philippe Berthet.

 

2. Permettre aux femmes Japonaises de participer aux activités de l'association, soit directement, soit en se regroupant au sein d'une Association "Femmes 3000 Japon" dont nous étudions la création.

 

3. Permettre aux membres français de la Fédération de développer leurs activités professionnelles au Japon. Philippe BERTHET vous propose ainsi 3 options :

· Option A -  vous réaliser un mini-site internet en langue japonaise sur votre société et sur les produits que vous souhaitez vendre au Japon. Ce site sera réalisé en collaboration avec vous.
Forfait de 250  EUR HT

· Option B - faire votre promotion via les réseaux dont il dispose. Prix : consulter Philippe BERTHET

· Option C - mettre en vente vos produits via un site de vente géré par un de ses partenaires japonais. Prix : consulter Philippe BERTHET

 

La promotion au Japon de la fédération Femmes 3000 (points 1 et 2) est bien entendu faite de manière bénévole par Philippe BERTHET.

04/08/2009

Salon du Livre au Casino de Biarritz


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Rendez-vous au Casino Municipal de Biarritz
Les 8 et 9 août 2009
de 10H00 à 20H00
ENTREE GRATUITE
L'évènement littéraire de la saison d'Eté sur la Côte Basque
50 exposants - les éditeurs et les métiers du Livre
Plus de 5.000 visiteurs chaque année
Une manifestation organisée par
Jean-Philippe SEGOT
Commissaire Général du Salon
avec le concours de la Ville de Biarritz

A 19h remise du Grand Prix Femmes 3000
pour une femme écrivain



29/07/2009

Château de Brindos

Parrainage F3000 001.jpg
Parrainage F3000.jpg

27/07/2009

Parité économique : pour Nadine Morano, les quotas sont un "mal nécessaire"

h_9_ill_1219285_ec63_morano.jpgDans un rapport remis le 8 juillet au ministre des relations sociales, Xavier Darcos, Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales, propose que la loi impose, d'ici à six ans, un quota de 40 % de femmes dans les conseils d'administration des entreprises publiques et des sociétés cotées en Bourse. Ce document est le rapport préparatoire de la concertation sur l'égalité professionnelle qui interviendra à l'automne. Pour Nadine Morano, la secrétaire d'Etat à la famille et à la solidarité, "il faudra bien passer" par les quotas.

Etes-vous favorable à l'instauration d'un quota de femmes dans les conseils d'administration ?

Par nature, les quotas m'ont toujours choquée, mais ils constituent un mal nécessaire. Il ne faut évidemment pas préjuger des consultations qui seront engagées à l'automne par Xavier Darcos, mais je pense sincèrement qu'il faudra en passer par là. Aujourd'hui, il y a moins de 10 % de femmes dans les conseils d'administrations des entreprises du CAC 40. Il faut donc être plus volontariste ! Il est toujours difficile, on l'a vu lors de l'instauration de la parité politique, de dire à un sortant qu'il doit quitter une instance parce qu'on a décidé d'y imposer une femme, mais les choses doivent bouger.

Ce système s'inspire de la parité politique inscrite dans la Constitution en 1999. Quel bilan en tirez-vous ?

En France, nous sommes encore loin de la parité : l'Assemblée nationale ne compte que 18,5 % de femmes, le Sénat 21,8 % ! Mais la loi sur la parité a permis de transformer les collectivités locales comme les conseils régionaux ou les communes de plus de 3 500 habitants, grâce à une alternance obligatoire homme-femme dans les scrutins de listes. Conseillère régionale de Lorraine depuis 2004, j'apprécie le fonctionnement de cette assemblée qui est à l'image de la population : l'atmosphère y est plus apaisée et l'ambiance studieuse et cordiale.

Que répondez-vous à ceux qui disent qu'ils ont du mal à trouver des femmes ?

Qui peut dire que le vivier n'existe pas ? Les filles ont de meilleurs résultats scolaires que les garçons et réussissent mieux leurs études supérieures qu'eux... A la fin des années 1990, lorsque l'on a imposé la parité politique, on disait aussi que les partis auraient du mal à trouver des femmes, et ils en ont trouvé ! Les femmes s'intéressent à la politique, tout comme à leur carrière professionnelle, mais aller à l'Assemblée nationale trois jours par semaine, assister à des séances de nuit et avoir des enfants, c'est très compliqué. Il faut la compréhension de son conjoint et le partage des responsabilités des enfants.

Nous devons donc donner aux femmes les moyens de concilier vie familiale et vie professionnelle, voire vie politique : c'est la condition même d'une égalité concrète hommes femmes.

Comment expliquer qu'en l'absence de contrainte, la féminisation des instances de décisions soit si lente ?

Le principe des quotas, qu'il concerne les conseils d'administration ou les assemblées politiques, ne saurait suffire : c'est la place de la femme dans la société qu'il convient de faire évoluer, que ce soit à l'intérieur du couple et de la famille, bien sûr, mais aussi dans la vie professionnelle ou sociale. Des dispositifs existent qui permettent de transformer les mentalités : 46 entreprises comprenant 800 000 salariés se sont engagées à travers un label Egalité, et la Charte de la parentalité a été signée par 120 entreprises qui s'engagent à une meilleure conciliation vie familiale vie professionnelle, pour près d'un million de salariés.

Le gouvernement s'est engagé dans un grand plan de développement des modes de garde très diversifiés pour encourager notre natalité. C'est près de 1,3 milliard d'euros qui y sera consacré. Car si la France est championne d'Europe de la natalité, il faut pour cela deux conditions : un taux élevé d'activité des femmes - il dépasse 82 % chez les 25-49 ans - et des modes de garde développés. Si ces deux conditions ne sont pas réunies, le taux de natalité est faible, comme c'est le cas en Allemagne ou en Italie, où les femmes sont obligées de choisir entre travail et maternité.

Nicolas Sarkozy a annoncé en février une réforme du congé parental. Où en est-on ?

Le Haut Conseil à la famille est saisi, il devra faire des propositions au gouvernement. L'enjeu est important : sur les 580 000 parents qui prennent un congé parental, seulement 1 % sont des hommes et près d'un parent sur deux déclare avoir pris un congé parental faute d'avoir trouvé un mode de garde adapté. Je souhaite que les parents disposent d'une véritable liberté de choix et qu'il y ait également un vrai partage des rôles. Il faut aider les femmes en congé parental à revenir plus facilement à l'emploi : on constate que ce congé se révèle trop souvent une trappe à chômage ou un frein à la carrière des femmes, ce qui est injuste.

Dans les pays scandinaves, une partie du congé est perdue si le père ne le prend pas : c'est une piste qui mérite d'être étudiée. Il faut que l'éducation des enfants et les tâches ménagères soient mieux partagées entre les hommes et les femmes. L'égalité doit commencer dès l'enfance par l'éducation : c'est aux mères à préparer les hommes de demain.

Propos recueillis par Anne Chemin

Article paru dans l'édition du 17.07.09.dans le journal Le Monde